Si c'est la raison qui fait l'homme, c'est le sentiment qui le conduit. [Jean-Jacques Rousseau]

Si c'est la raison qui fait l'homme, c'est le sentiment qui le conduit. [Jean-Jacques Rousseau]
Les émotions, le sentiment & tout ce qui fait de nous des hommes, exprimés en mots et en photo.
Invasion de douceur, de sentiments, d'expression, d'émotivité, d'amour, de colère, de désir , de haine... & d'autres encore. Coloration d'un univers dans lequel nous sommes tous. Pour tous, pour vous, pour nous, pour moi, pour eux...

Photo & écriture.

Les photos sont ici des photos que je prendrais moi-même.
Et les textes de moi ou de vous ? If you want .

# Posté le lundi 02 mars 2009 12:38

Modifié le lundi 02 mars 2009 15:46

Extrait - L'envol des démons

Extrait - L'envol des démons
Une atmosphère étrange régnait dans la pièce, le silence était mettre des lieux et aucun des deux ne le brisait. Gaara se sentait particulièrement mal, les yeux de Naruto dans les siens lui faisant l'effet d'une bombe nucléaire, pourtant il ne pouvait pas s'en détacher comme si les yeux du blond détenaient une vérité qu'il n'avait pas encore trouvée, une certaine liberté, il ne voulait pas s'en détacher car en regardant ses yeux une sérénité s'était emparée de son corps tout entier. Il savait que Naruto pouvait le comprendre bien plus que toutes les autres personnes. Mais rien ne pouvait sortir de sa bouche, aucun son, aucune syllabe, il restait muet comme une tombe, il avait trop longtemps gardait tout pour lui, trop longtemps il avait eu à subir la fausse confiance des autres. Il ne voulait plus souffrir, c'est pourquoi sa bouche demeura fermée. Il essayait de comprendre ce que le blond voulait et il le savait pertinemment au fond, il voulait qu'il explique la raison de sa venue. Pourquoi pas ? Non. Sa bouche ne voulait pas. C'était plus fort que lui et même si il essayait il n'y arriverait pas.

Le blond juste devant lui demeurait calme, ce qui était un véritable exploit pour lui. Il cherchait à capter un son qui pourrait sortir de la bouche Gaara... mais rien. C'était profondément frustrant, de plus Naruto ne supportait pas de voir le regard de son ami souffrir autant. De plus il était sur qu'il n'en avait même pas conscience. Pas plus que les larmes qui coulaient sur son visage sableux, pas plus que son c½ur qui se craquelait à diverse endroit, se fissurant et laissant de là échapper quelques grains de sables rebelles. Non il n'en avait pas conscience, il était juste là le visage inexpressif, des larmes roulant sur son visage. Il ne bougeait pas comme parti dans un autre monde, celui de sa douleur. Malheureusement, le blond ne savait trop bien se qu'était ce sentiment là. Gaara était parti hors du temps. C'est pourquoi lorsque Naruto se leva, il ne réagissait pas, quand il s'accroupit devant lui, il ne réagissait pas, quand il posa ses mains sur ses genoux, il ne réagissait pas.

Une main couleur miel se posant sur un visage froid et blanc, essuyant les larmes de cristal. Une chaleur inconnu envahissait d'un seul coup tout le corps du garçon à la chevelure rougeoyante, il avait enfin réagit. Son regard glissa jusqu'à celui de Naruto qui avait toujours sa main posée sur son visage et replongea dans ses yeux bleue azur, une sécurité.

Il venait de se rendre compte à quel point il était... faible. Il était faible, faible face au blond qui était sa seule sécurité, le seul à comprendre. D'un coup, une explosion intérieure déchira le c½ur du détenteur de l'Ichibi, il sentait en lui ses milliers de grains de sable partir dans des sens opposés les uns aux autres. Il fut pris de violente convulsion intérieure qui se répercutèrent sur l'extérieur. Le blond paniqua alors au moment où les yeux de Gaara se fermèrent de douleur et lorsque qu'il tomba de la chaise pour se plier au sol. Sa souffrance lui déchirait les poumons, son c½ur en avait explosé et sa tête devenait un vrai fouillis plus rien n'était cohérent. Naruto le ramena alors près lui et le serra très fort, il lui laissa juste assez d'air pour ne pas qu'il s'étouffe. Seulement, Gaara se débattait, ne comprenant pas réellement ce qui lui arrivait, il donnait de violent coup sur le torse de Naruto et fini par hurler comme un fou dans le bureau. Il arrêtait tout signe de rejet envers son ami et s'apaisa. Seuls ses longs sanglots semblaient demeurer.

« Gaara tu es quelqu'un de bien, ne l'oubli pas, ne l'oubli jamais. Tu es bien plus que ce tu veux bien nous laisser voir. Sous ta carapace de sable, je sais ce qui s'y cache. Sache que ton c½ur n'est pas monstrueux. Sache que ceux qui sont monstrueux sont ceux qui ne sont pas capable d'ouvrir les yeux, qui se basent sur des jugements infondés. Accroche-toi. Accroche-toi à tous ceux qui t'aiment pour ce que tu es. Accroche-toi à moi je t'aiderai à surmonter tous les regards comme je l'ai moi-même fait. Reste toi-même, montre ce que tu vaux et crois en toi et en tes rêves. N'oublie pas ceux qui te tiennent envie et bat toi pour eux. »

Uzumaki Naruto, qui l'aurait cru, qui aurait cru ça de lui. Personne et encore moins Tsunade qui était derrière la porte et qui avait tout entendu de la conversation, étant revenue depuis quelque minutes déjà. Elle en avait les larmes aux yeux. Ce gamin était extraordinaire. Les pleurs de Gaara cessèrent brusquement. Il s'accrochait désespérément à l'habit orangé de son ami en se recroquevillant une dernière fois contre lui. Il savait que c'était un instant rare car ses moments de faiblesse étaient rare, même inexistants avant aujourd'hui. Sa respiration redevint normale, sa main se détacha lentement du vêtement du blond, il releva la tête doucement et fixa son regard une nouvelle fois dans celui du blond.

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# Posté le lundi 13 juillet 2009 15:59

Le bonheur est un cristal qui se brise au moment de son plus grand éclat. [Proverbe turc]

Le bonheur est un cristal qui se brise au moment de son plus grand éclat. [Proverbe turc]
Apprendre, Apprendre encore & toujours de ses erreurs. Avancer, sans reculer sans regarder en arrière, sans regarder ce passé qui de toute façon ne changera pas quoique nous pensions et quoi que nous fassions, il est ineffaçable et inéchangeable, c'est comme ça et c'est tout.

C'est pourquoi il faut que j'arrête de croire que mon passé va se répéter dans mon présent, que j'arrête de croire que rien ne changera, il faut que revienne ma combattivité. Je voudrais réentendre, cette homme qui disait << Votre fille est une battante >>. J'étais si fière! Ô oui si fière que j'en avais senti mes joues rougir de bonheur. Mon c½ur avait battu comme pas possible & j'avais envie de sauter partout. Pourtant ce jour là je n'avais rien gagné. C'était une course, une simple course sportive. Et dieu sait que courir n'est pas mon domaine, j'étais dernière, déçue, mais je m'étais battue... Et c'est la seul chose que cette homme avait dite. Je me suis battue.

Je veux réussir tous les jours comme ce jour là à me battre. Me battre contre la passé qui me revient en tête et cette phrase qui sans cesse me hante << Je sais comment ça va finir >> Comme ci je pouvais connaitre le futur juste en l'associant à mon passé moins glorieux.

J'ai l'air bien jolie moi avec mes belles phrases pour les autres << Bat toi ! Encore & encore >> Mais faut-il encore que je fasse ce que je dis aux autres de faire.

Il faut que j'arrive à ne plus dépendre totalement des autres et il faut que j'arrive à me créer ma propre sécurité sans attendre que l'on me protège.

Sensiblerie. Comme elle dirait.

# Posté le samedi 21 mars 2009 12:01

Il faudrait ne jamais devenir grand. [Jean Anouilh]

Il faudrait ne jamais devenir grand. [Jean Anouilh]


Mon c½ur cogne dans ma poitrine. Il fait froid, mes doigts sont gelés. A tel point que je n'arrive presque plus à les bouger. J'aimerais crier pour que les passants de la rue voisine me remarquent mais je n'y arrive pas. Comme ci ma voix s'était éteinte. Je regarde dans le vide, mes pieds à moitié découverts tâtent le sol enneigé pour dévier sur ses deux corps inertes à coté de moi. Leur mort est pour moi à la fois une délivrance mais en même temps j'ai peur de finir aussi comme eux. Eux qui sont mes parents. Mais je ne les considèrent plus comme tel. Ils ont écorché mon âme, détruit ma vie et mon corps en profitant de ma faiblesse pour me mettre à nu et nuire à mon intimité. Et maintenant je suis seul ici, dans la pénombre de cette voie sans issue. Qui viendrait ici après tout. Un jour de noël en plus. Seul les clochards dans le même genre que mes parents peuvent venir ici. Histoire de fouiner dans les poubelles dans l'espoir de trouver quelque chose de mangeable à se mettre sous la dent.

La neige tombe doucement sur la ville. M'emportant avec elle dans un sommeil dont je crois ne pas voir la fin. Pourtant ce soir là n'est pas le dernier. Comme un soupçon, un pressentiment. Je sais que la vie ne me donnera pas cette chance qu'est la mort. Délivrance de l'âme dans un monde si injuste. Ou bien est-ce juste moi, la victime de cette vie impitoyable ?

Je comprendrais quand je serais grand.

# Posté le samedi 07 mars 2009 14:16

Le sentiment amoureux se mesure à l'ampleur du manque, à l'état fiévreux dans lequel l'absence de l'autre nous plonge. [Francine Noël]

Le sentiment amoureux se mesure à l'ampleur du manque, à l'état fiévreux dans lequel l'absence de l'autre nous plonge. [Francine Noël]
L'amour funeste de Roméo & Juliette.

__ La nuit couleur encre s'était installée sur Vérone. Il n'y avait pas un soupçon de bruit, le silence était presque maître des lieux. Mais doucement, un souffle imperceptible s'éleva dans l'air. Incroyablement discret, il tourbillonnait dans ce tombeau sombre et sinistre qui n'avait jamais été aussi vivant que dans les instants qui vont suivre.

__Du bruit, des voix qui chuchotent, des pas qui résonnent, il n'y avait aucun doute, quelqu'un désirait se recueillir auprès du tombeau qui enfermait cette jolie fleur du nom de Juliette. Droit, sincère, l'homme entra tristement dans cette pièce obscure contemplant avec horreur le tombeau qui enfermait celle qui aurait être le début d'un futur parfait. Paris et Juliette, deux prénom que le destin ne voulait pas unifier. Car oui, la belle endormie avait déjà offert son c½ur à celui qui le faisait battre à tout rompre et ce n'était pas Paris, aussi sincère pouvait-il être... La réciprocité était inexistante.

__Ce dernier déposa alors sur le tombeau un bouquet de fleur arrosé de ses larmes.

__Un sifflement, un code, une signification, pour Paris cela voulait tout dire, un inconnu avait promptement interrompu son recueillement et quel qu'il soit c'était inadmissible. Il recula alors doucement de l'entrée de la pièce et se fondit dans l'obscurité, guettant qui avait eu le cran de la déranger.

__Le désespoir et la souffrance s'engouffrèrent alors dans l'antre mortuaire sous la forme d'un Roméo meurtrit pas une douleur violente. Son c½ur était en cendre, mais il était tout de même là, devant ce tombeau, cette prison de pierre qui le séparait de sa douce. La douleur était si vive qu'il se sentait capable de tout, comme forcer l'entrée du tombeau. Pioche et barre de fer à la main, il voulait la revoir, toucher son visage même glacé par la mort et s'endormir à ses cotés, mort ou vivant, il n'en avait que faire, son seul désir était d'être avec elle.

__Mais un obstacle se dressa contre lui, comme une loup guettant l'arrivée imminente de son ennemi qui avait osé s'aventurer sur son territoire. Tous crocs dehors, il grognait, menaçant avec ferveur son adversaire de la pointe de son épée. Personne, et encore moins ce vil ennemi de Montaigu, n'avait le droit de lui arracher sa propriété, même blanche et froide comme la pierre, même morte. Personne n'avait le droit de toucher ce qui aurait dut lui appartenir si le destin n'avait pas été si cruel avec lui.

__Mais le destin n'avait pas fini sa triste besogne. Il se devait de finir cette histoire tragique. Roméo, le beau Roméo désespéré dégaina son épée, qu'importait ce combat, il mourrait ici quoiqu'il arrive, mais il voulait mourir le plus dignement possible. C'est pourquoi d'un magistral coup d'épée Paris sombra inerte sur le sol glacé, mourant dans un dernier souffle de haine pour son adversaire.

__Mais ce fléau de la mort s'arrêterait-il un jour ? La haine tuait. Et l'amour ?

__Tout s'enchaînait, comme si tout était réglé à l'heure et à la minute près. Il fallait que Paris meurt et Paris était mort. Roméo, lui n'en avait plus pour longtemps. Il contemplait sa belle qui avait encore un teint si resplendissant qu'il eu l'impression en la regardant qu'elle n'avait peut être jamais semblée si sereine, si vivante...

__Mais ce n'était qu'une illusion de cet infime espoir qui rôdait en lui comme un poison. Il l'observait encore et encore, s'allongeant à ses cotés pour lui donner une ultime étreinte, la serrant contre lui, cherchant en vain l'odeur sucrée de sa peau. Mais son regard déviait dangereusement sur ses lèvres qu'il convoitait tant. Si belle, si douce, ce serait le baiser de la mort. L'ultime baiser d'un amour impossible en ce monde où la haine n'était que trop présente. Roméo portait alors le poison à ses lèvres. L'accueillant comme une délivrance, il engloutit entièrement le liquide et dans un dernier élan passionnée il posa ses lèvres sur celles de Juliette. Un baiser volé pour sceller leur amour même lorsque la mort est irréversible

__Un souffle s'éteint alors qu'un autre revit. Injuste destin. Triste Juliette dont les yeux se réveillaient et s'ouvraient pour une durée plus courte qu'elle se l'était imaginé. Son c½ur palpitait, frère Laurent était là, paniquant de tout ce sang répandu sur le sol. Et Roméo était lui inerte sur le corps de sa belle Juliette qui avait retenu son cri en constatant l'horreur de ce réveil. Elle aurait voulu ne jamais se réveiller. Son regard croisa celui du moine, elle restera ici, elle voulait mourir ici. Frère Laurent partit. Elle était enfin seule, seule face à son propre destin. Elle savait ce qu'elle avait à faire et ce qu'elle désirait au plus profond d'elle même. Ses larmes enflammaient ses yeux, mais seul une unique perle de cristal roula sur sa joue.

__Le c½ur brûlant de désespoir, elle décida d'écourter se supplice ; la lame du poignard lui transperçant la seule et unique chose qui lui avait permis de vivre. Triste amour. Funeste amour. Etait ce donc là leur destinée ? La mort seule pouvait les réunir. L'amour ne pouvait que les tuer pour mieux les rassembler.

__Terrible haine de ces familles aveugles et sourdes. Tant de morts pour une haine inutile. Au loin, de nouveaux pas résonnaient, ils arrivaient tous. Le prince d'abord, Lady Capulet et Capulet sans oublier Montaigu et Frère Laurent, acteur principal de ce triste spectacle. Lui seul pouvait dévoiler cette vérité cachée, ce mariage, cette union, cet amour pur et sincère qui avait unis dans un monde de haine deux être aimants. Deux amants.

__Et paradoxalement cette mort était une délivrance pour tous. Comme si elle était une nécessité pour que le destin prenne un autre chemin que la haine qui avait envahit tous les c½urs de Vérone. Les destin prenait un autre détour. La mort de cet amour avait l'éclat improbable d'un futur meilleur. Et dans cette inqualifiable douleur, deux familles, deux ennemis avaient enterré la hache de guerre et levaient le drapeau blanc. La paix pouvait à présent respirer à plein poumons.

__Deux âmes s'étaient envolées ensemble, loin de ce monde haineux. Sans savoir qu'en réalité leur union funeste sans la mort avait à Vérone, ravivé la flamme d'un espoir de paix et d'amour.

The end.

Copyright ange.

# Posté le lundi 02 mars 2009 12:52